Poules et poulets de pâturage

Nous avons un quota pour produire 500 poules pondeuses et nous sommes autorisés à produire 300 poulets de chair par an.

Nos poules pondeuses vivent dehors lorsque le temps le permet et elles mangent des quantités surprenantes d’herbe et d’insectes. Elles fertilisent également nos champs. Dans la nature, les oiseaux suivent souvent les herbivores pour nettoyer les excréments. Ils réduisent ainsi les populations de mouches et préviennent les maladies comme la conjonctivite chez le bétail.

Le plus grand défi est la prédation, même avec des filets électrifiés et des rotations fréquentes.

Poules pondeuses au pâturage

L’élevage d’oiseaux de boucherie au pâturage nous a longtemps posé problème. Les volailles de chair modernes sont très sensibles aux changements de température et d’humidité, et pratiquement incapables de marcher après 40 jours. Par conséquent, la mortalité est inacceptable et le bien-être des animaux est compromis dès le départ.

Nous nous sommes tournés vers la génétique pour réduire la mortalité. Nous avons essayé d’élever des poulets de Bresse (trop chers) pendant un certain temps, mais nous nous sommes contentés d’un poulet à viande rouge robuste. La mortalité est maintenant très faible, mais la croissance est plus lente. Par conséquent, l’élevage de ces oiseaux coûte environ deux fois plus cher.

 


Comme notre production est limitée par la loi, nous sommes toujours à la recherche d’autres petits agriculteurs qui souhaitent élever ces poulets pour nous.

Un vieux concept de tracteur de poulet

Chaque semaine, nous recevons de nombreux appels de personnes qui cherchent du poulet nourri à l’herbe à 100 %. Désolé les amis, mais cela nous rend un peu grincheux. Avant de nous appeler, veuillez comprendre que les poulets ne sont pas des herbivores. Malgré ce que dit Steven Gundry, les poulets ne peuvent pas plus que vous survivre en se nourrissant uniquement d’herbe (et d’insectes) ! Honte à ceux qui vous mentent.

 

10 réponses sur “Poules et poulets de pâturage”

  1. Allo Gert,
    ce que je recherche surtout, ce sont des poulets élevés en liberté et nourris à la régulière, comme ceux de mon grand-père, i.e sans OGM, ni antibiotiques de croissance !

    André Duval

  2. Merci pour ce blog. Super intéressant.
    Question: bien que pas seulement nourris à l’herbe, est-ce que vos poulet sont  »corn-free » et  »soy-free »?
    Merci

    1. J’ai peur que vous posez les mauvaises questions. Le marketing vous a certainement induit en erreur. Le mais et le soya, quand ils sont bien cultivés, sont parmi les cultures annuelles les plus durables sur la planète, justement parce que le ratio rendements/intrants est très élevé. Dans cette optique, ils sont plus durables que les légumes ou les petits grains. Nous avons déjà cultivé du mais biologique et les petits grains sur la ferme. Le système digestif des animaux va -en tout cas-, réduire leur nourriture en composants élémentaires (fatty acids, animo acides, etc.). De plus, le soya est unique et important à cause de son teneur élevé en lysine. Faut juste penser que le tofu et edamame (soya!) bénéficient d’une marketing positive.

    1. Ça change selon les prix et la disponibilité des ingrédients. Vous aussi posez la mauvaise question: l’important pour nous est de fournir énergie, gras, protéines, micronutriments, et certaines acides aminées selon les besoins de l’animal. En tout cas, le système digestif de l’animal réduira dans une première phase ces ingrédients en composantes essentielles pour enfin les utiliser comme source d’énergie et composantes pour reconstruire des muscles, etc. (certains composants de gras font l’exception sur la règle.)

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